mardi 21 novembre 2017

Discours « improvisé » du lauréat du concours de nouvelles


Suite à ma première victoire et remise de prix dans un concours de nouvelles, j’avais à tout hasard préparé un petit discours « improvisé » pour la cérémonie. Cela n’a servi à rien, on ne m’a pas demandé de prendre la parole…
Avant de jeter le brouillon, je le retranscris ici pour la postérité, que dis-je, l’immortalité !
Bonsoir, et merci !
Je suis un peu pris au dépourvu, je n’avais pas prévu de discours, je crains donc de faire assez bref et peu original.

Je tiens bien sûr d’abord à remercier l’organisation extraordinaire de cet évènement. Pas seulement parce que je suis lauréat mais j’ai pu faire l’expérience d’une superbe communication tout au long du concours et à chaque étape une disponibilité remarquable et, cerise sur le gâteau, une fois lauréat, les organisateurs sont tellement aux petits soins que j’ai l’impression d’être une grande star de l’écriture le temps de cette journée… De tels remerciements manquent sans doute cruellement d’originalité car tout le monde a (va ?) sans doute le noter mais que faire d’autre que de couvrir de louanges de tels organisateurs ?

Je n’ai jusqu’ici pas participé à beaucoup de concours et c’est la première fois que je fais partie des lauréats, ce qui donne évidemment à ce moment une saveur toute particulière. Et je suis très fier et ravi que ce soit à Trifouillis-les-Oies, qui est un concours très réputé dans le petit monde des concours littéraires amateurs.

Enfin, je voudrais remercier particulièrement les membres du jury qui ont aimé ma nouvelle. C’était au départ un exercice d’écriture partant d’une situation assez classique où un inconnu frappe à une porte et s’enfuit en laissant un paquet mystérieux et l’aventure commence. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à l’écrire que je l’espère vous avez eu ou aurez à la lire. Dans tous les cas, que vous ayez aimé ou non, n’hésitez surtout pas à venir me rencontrer, à discuter, échanger des commentaires ou critiquer. Mes nouvelles sont vivantes, je tente de les reprendre et les améliorer à chaque occasion. Et je réserve même une petite surprise à ceux qui ont aimé et me feront l’honneur et le plaisir de venir m’en faire part [il s’agissait d’un petit recueil d’une dizaine de nouvelles pour lesquelles j’aurais demandé des critiques ;)] 

Merci encore, finalement ce ne fut pas si court, il est temps de laisser la parole à…

jeudi 13 juillet 2017

Une formation bidon... On aime ça !

Aujourd'hui, au boulot, pour résoudre des problèmes latents de communication (en gros y'a trop de cons, les managers veulent pas les virer, alors ils font des séminaires pour montrer qu'ils gèrent le problème, mais on sait bien que ça marchera pas, mais on fait semblant parce qu'il faut être positif et corporate et tout, mais en vrai c'est cool surtout parce qu'on va être payé une journée à glander).

Une intro assez classique de ce genre de séminaire

Pas mal de concepts classiques de développement personnel pour débuter, dont un précept que j'aime beaucoup et que j'essaie d'appliquer au mieux, même si on peut toujours plus :
  • "Rien n'a de sens tant qu'on ne lui en a pas donné". Ou plus clairement pour tout le monde : "Si habeas corpus, tu quoque mi fili fluctuat nec mergitur, amen". Euh pardon. Pour faire plus clair, le formateur (nous l'appelerons Joe parce que ça va vite à écrire) prend l'exemple des embouteillages : "qui aime les embouteillages ici ?" Pas de doigt levé. "Qui n'aime pas ?" Forêt de doigts. "Pourquoi ?" Bah... C'est relou. Oui, mais lui, il dit qu'il adore : c'est l'occasion de méditer/écouter de la musique/un audiobook/faire des jeux avec les enfants/etc. Pourquoi s'énerver sur quelque chose qu'on ne maîtrise pas et qui va nous faire souffrir tous les jours si on le laisse faire, alors qu'on peut décréter que ça nous réjouit tous les jours ? Même si j'ai un peu du mal avec les embouteillages, c'est évidemment plein de bon sens et j'étais dans cet état d'esprit pour le formation, où la plupart des gens allait à reculons alors que j'étais sûr qu'il y aurait quelques enseignements à retirer (pour faire un beau billet dans ce blog par exemple. Un peu dans le même esprit que mon approche des réunions relous). En plus du fait qu'on était payés à rien foutre ce qui est TOUJOURS un bonheur en soi, sans compter le repas gratuit !
Catégorisation

Le principal objectif de Joe durant ce séminaire était de catégoriser chacune de nos personnalités afin de nous donner des astuces pour mieux communiquer avec chacun selon sa catégorie. Nous fûmes donc divisés en quatre groupes selon nos réponses à un petit test : les aimables (verts), plutôt passifs, lents, tournés vers les émotions et l'empathie, à la recherche de l'harmonie. Les analytiques (bleus), également lents et passifs, tournés vers le contrôle, la rationalité et la recherche de la précision/perfection. Les meneurs (rouges), du côté dominants/rapides de la force, également rationnel et entièrement portés sur le résultat. Les expressifs (jaunes), fort égo, grande gueule, émotifs, à la recherche de reconnaissance et toujours prompts à tenter de convaincre les autres. Bon, tout ceci est assez connu, on ne va pas creuser plus.

Memory tricks

Assez étonnement, et je ne parviens pas à retrouver d'où venait la transition, nous avions cependant commencé par un petit cours sur des astuces de mémorisation, basées principalement sur le principe de peg memory. Ces astuces permettant de retenir les prénoms de beaucoup de personnes nouvellement rencontrées ou une liste de points à ne pas oublier.
L'idée est d'associer ce qui doit être retenu avec une liste connue par avance. Par exemple, pour retenir une liste de 10 mots (et retrouver instantanément quel est le numéro 7, ou à quel numéro correspond un mot de la liste) on utilise une liste déjà connue de mots qui ont une sonorité proche de leur numéro. Par exemple, (rien que pour vous une version bilingue) :

1- Run / Main
2- Zoo / Dieu
3- Tree / Roi
4- Door / Car
5- Dive / Zinc
6- Stings / Sexe
7- Heaven / Set (tennis)
8- Gate / Huitre
9- Line / Oeuf
10- Hen / Dés

Puis, on crée une histoire marquante (la plus marquante possible) en associant les deux mots. Ainsi, pour retenir New York en 8., J'ai pensé au pont du Golden Gate de San Francisco, traversant toute l'Amérique à la manière d'un cheval pour aller danser avec la Statue de la Liberté... 8=Gate > New York... Vous voyez l'idée ? Si on arrive à associer plusieurs sens (en imaginant le bruit, l'odeur, etc.) c'est encore mieux.

Pour les prénoms, cette astuce marche un peu moins bien, il vaut mieux associer le prénom avec un objet qui ressemble/rime, ou associer un inconnu avec quelqu'un du même prénom qu'on connait en leur trouvant une petite histoire ensemble...

Nous avons ainsi très facilement retenu les deuxièmes prénoms de la vingtaine de participants en deux minutes sans soucis.

Dealing with Arnies

Enfin, troisième axe, un petit exercice permettant de mettre à plat notre relation professionnelle la plus conflictuelle. Identifions d'abord notre 'Arnie', qui est la personne qui pose problème, et, par écrit, notons trois points pour répondre à chacune de ces questions :
- Quels sont les sentiments qu'on éprouve avant un meeting avec Arnie ?
- Pendant le meeting ?
- Après le meeting ?
- Trouvons 3 qualificatifs pour décrire Arnie à quelqu'un qui ne le connaîtrait pas

Mêmes questions en imaginant les réponses qu'Arnie donnerait si on les lui posait à notre propos

Puis, plaçons-nous d'un point de vue neutre et répondons de la même manières aux questions suivantes :
- Quels sont les terrains communs entre ces deux protagonistes ?
- Qu'ont-ils à gagner ou à perdre ?
- Quels conseils pourrait-on leur donner pour améliorer la relation ? (on peut splitter en deux groupes de conseils différents pour chacun)
- Pourquoi cela changerait-il les choses ?
- Pourquoi ne l'avons-nous pas fait ? (Même chose, on peut imaginer des réponses différentes pour chacun)... Il y a fort à parier qu'on se trouve ici des excuses... Mais on verra qu'il en est de même en face.

Cette petite technique permet à mon avis surtout de vider l'émotionnel et de réfléchir à froid sur la situation, qui n'est sans doute pas inextricable. Cela ressemble encore une fois à de nombreux conseils d'ouvrages de développement personnels, comme 3 kifs par jour dont nous avons déjà parlé...

mercredi 5 juillet 2017

Peur sur la ville (1975) - J.P Belmondo

Tombé sur ce vieux film que j'ai regardé pour voir le Paris des années 70, j'aime beaucoup le jeu des différences, mais il m'a inspiré d'autres réflexions :
  • D'abord, ce film me semble être un parfait ancêtre des séries policières actuelles. Il met en avant des techniques révolutionnaires pour l'époque (écoutes et localisations téléphoniques, identification de bruits de fonds sur les bandes, profilage du tueur en série...) ainsi que des moyens d'intervention ultra-moderne (faut voir la tête des tireurs d'élites du GIPN...)
  • Ce film est réputé pour un Bébel qui s'en donne à coeur joie sur les cascades, qu'il faisait lui-même (c'est la première chose que j'ai appris de la part de ma mère quand j'étais enfant : Jean-Paul Belmondo fait ses cascades lui-même : wahou, la classe). En effet, on le voit crapahuter tranquille sur les toits de Paris qui doivent être un peu sécurisés quand même, faire des accrobaties sur le toit d'un métro reconstitué en studio, toujours à l'aise et même, se tenir debout sur le métro de la ligne 6 qui traverse la Seine à Bir-Hakeim. Là, il est tout de même nettement moins fringant notre Bébel, on sent qu'il peut pas trop se permettre de glisser par ici... Bref, Bébel, l'inventeur du Parkour ?
  • Enfin, un passage classique où le "terroriste" qui tient des otages veut un avion à Orly. Mais pour aller où ? Bébel a la réponse, nulle part, il va juste s'écraser sur Paris... Visionnaire vous dis-je...

jeudi 29 juin 2017

Battre un record du monde

Battre un record du monde, obtenir un diplôme officiel et potentiellement figurer dans le Guinness Book des Records (GWB) a toujours été un rêve d'enfant.

J'avais reçu à Noël une édition de ce livre alors que j'avais environ 10 ans. Pas d'Internet ni de Wikipedia à l'époque, et ma soif de connaissances eut vite fait d'éponger toutes les informations passionnantes qu'il pouvaient contenir... Quelle gloire ce serait d'y figurer ! J'essayais de m'approcher de certains records, comparant mes performances athlétiques avec les données officielles afin de déterminer dans quelle discipline j'avais le plus de chance de parvenir à mes fins, ou encore repérant des records qui semblaient faciles et m'entraînant pour y arriver. Je me souviens notamment que dans une sous-catégorie France, était mentionné un exploit consistant à tenir le GWB à bout de bras pendant une heure et quelques... Je m'entraînai et parvins à le battre. Bon, j'étais couché sur mon lit (après l'heure de coucher officiel, il fallait bien s'occuper avant de trouver le sommeil) et le livre était bien à bout de bras mais mon épaule reposait sur mon lit. Je pense que c'est bien plus facile que debout bras tendu...

Récemment, je me suis remémoré ce rêve et, alors que j'avais un peu de temps, je me suis employé sérieusement à le concrétiser. Or, je ne suis pas Usain Bolt. Je n'ai pas la moindre aptitude dans laquelle je serais supérieur à plus de 6 milliards d'humains. Quel que soit le domaine. Il a donc fallu ruser un peu et le gros du travail a consisté à rechercher un record accessible. La base de données du GWB n'était pas encore en ligne à l'époque (à présent c'est beaucoup plus simple), mais diverses recherches m'ont permis de trouver une dizaine de catégories qui me semblaient abordables et, au final, j'ai réussi à battre 4 records différents après des entraînements compris entre 3 et 15 jours selon la catégorie. Pour les autres, j'ai foiré car même pour des records idiots, ce n'est pas toujours facile. J'ai également bien bénéficié de la présence éphémère du site d'homologation vidéo du GWB qui listait un certain nombre de records et pour lesquels le processus de validation était limité à l'envoi d'une vidéo. Ce qui est nettement plus simple que la démarche off-line (la seule qui reste à présent) qui nécessite une logistique souvent plus difficile à fournir que le record lui-même. Ainsi, même si j'ai trouvé pas mal de records d'endurance qui semblent très abordables, il faudrait que je trouve des médecins capables de m'examiner toutes les 4 heures, ou encore que je fournisse deux enregistrements vidéos différents et ininterrompus, le tout sous la présence continue de témoins, dont un officiel... Bref, à moins de payer pour bénéficier de l'organisme d'homologation de Guinness, c'est très difficile.

Pour illustrer comment je m'y suis pris pour obtenir mes diplômes et l'importance du choix des records, de la préparation et de l'interprétation habile de la règle, j'ai retrouvé dans mes notes une étude que j'avais réalisée sur le record de l'épluchage le plus rapide d'un œuf cuit dur. La règle spécifie juste la taille standard de l’œuf (de poule), le fait qu'il doit être cuit dur, froid et épluché à la main sans le recours au moindre accessoire. J'avais donc noté les astuces suivantes :
- La poche d'air de l’œuf se trouve du côté du bout le plus large. Il convient de commencer par ce côté et l'épluchage est infiniment favorisé par le fait que la membrane qui sépare l’œuf de sa coquille soit solide et emporte tous les petits fragments de coquille
- Essayer de passer l’œuf à l'eau froide dès la fin de la cuisson puis au frigo (cela réduirait la taille de l’œuf et le désolidariserait de la coquille)
- Utiliser des œufs périmés qui ont une poche d'air plus grande et une membrane plus épaisse
- Tenter la cuisson au vinaigre pour que la coquille soit moins solide.

Je n'ai jamais battu ce record et n'ai jamais tenté (je n'aime pas l'idée de gaspiller des centaines d’œufs en tentative et entraînement), mais j'ai utilisé le même processus de raisonnement et d'optimisation des conditions dans le respect de la règle pour toutes mes tentatives, et je pense que cela a énormément contribué à la réussite de cet objectif et à l'obtention de dix diplômes de recordman du monde, dans 4 catégories différentes...

mardi 20 juin 2017

Un certain rapport aux chiffres...

Mon épouse remarquait avec étonnement la façon dont nos enfants, et en particulier le petit dernier de cinq ans, était fasciné par les chiffres et aimait calculer tout et n'importe quoi. Il est à fond sur les heures ces temps-ci, et aime les réflexions du genre : "il reste 38 minutes avant d'aller se coucher" ou encore : "je suis debout depuis 56 minutes de plus que mon frère."
Je dois avouer que cela ne m'étonne pas tant que ça.
Petit (je pense que j'étais en primaire), je m'étais confectionné un grand tableau où figuraient toutes les combinaisons heure/minute et je notais chaque combinaison que j'observais sur mon radio-réveil. L'idée étant de toutes les voir au moins une fois, ce qui n'était pas une mince affaire pour celles de la nuit bien sûr. Et pour corser le tout, il fallait observer un écart de 60 minutes minimum entre deux observation (c'est un peu trop facile sinon...)
Un peu plus tard, j'ai mis en place un système de "retenues" pour les longues opérations de calcul mental que je réalisais dans mon lit avant de trouver le sommeil. Des multiplications et additions à cinq ou six chiffres ne m'effrayaient pas puisque je pouvais conserver les résultats intermédiaires non pas de tête, mais sur mes doigts/orteils... Et plutôt que notre bête système décimal qui ne permet de retenir qu'un chiffre de 0 à 10 sur nos doigts, je me suis vite mis à utiliser un système binaire qui permet de garder en mémoire n'importe quel nombre de 0 à 1023 avec ses dix doigts. Si on y ajoute les yeux (ouvert/fermé) et certains orteils (difficile de tous les faire bouger de manière indépendante), on obtient une puissance de calcul incroyable qui permet les opérations les plus folles, dont je notais à tâtons le résultats pour le vérifier le lendemain à la calculatrice.
Bref, si les chats ne font pas des chiens, je crois que mon épouse n'a pas fini d'être étonnée...

mardi 30 mai 2017

Trois kifs par jour - Florence Servan-Schreiber

Il y a quelques temps (bien deux ans je pense), mon épouse s'était fait prêté ce livre de développement personnel que j'ai lu à la plage pendant les vacances.

Il est très bien pour quiconque voudrait commencer à profiter de la vie et donne beaucoup de conseils que l'on retrouve dans de nombreux ouvrages de ce type. Voila ce que j'en avais retenu :
- Il est très important de prendre le temps de coucher ses objectifs/rêves/aspirations sur le papier (ou sur un blog, n'est-ce pas ? Puis de réfléchir au chemin à parcourir et de le décomposer en autant de petites étapes beaucoup plus simples à réaliser.
- Pour définir une orientation lorsqu'on est perdu, faire la liste des choses qu'on veut faire, puis ce qu'on veut vraiment faire, puis vraiment vraiment faire. Et voilà !
- Un autre processus intéressant : s’assoir et décrire, pendant vingt minutes, sa vision idéale de l'avenir selon différent prismes : travail, famille, rêves, apprentissages, lieux, engagements, etc.
- Utiliser également différentes approches (à reprendre pour la liste des 100 choses à faire ?) : famille, amour, société/amitiés, travail, santé/forme, détente/hobbies, éducation, volontariat...

Et bien sûr, l'élément important, savoir identifier, profiter et être reconnaissant de tous les petits plaisirs de la journée, les kifs... J'essaie également d'inculquer cette vision à la famille en parlant des kiffs de la journée le soir au dîner. Le concept est toujours là deux ans après la lecture du livre, même si on ne le fait pas tous les jours, et rien que ça c'est cool.

lundi 29 mai 2017

Notes sur une interview d'Alexandre Astier

Notes retrouvées à propos d'interviews d'Alexandre Astier. Je vais jeter la feuille, mais il y a sans doute des trucs à creuser :

Technique d'écriture : Vogler, pour scénarios et histoires en général

Il aime : Rollin / Catatonia ?
Le grand baiser (E. Baer)
District Night
Rencontre du 3ème type
Molière/Labiche

Films préférés :
Les vieux de la vieille
Les dents de la mer (en VF...)

Séries :
Préférée : Les Soprano
Il a participé au projet de série Vinzia chez Canal+

Chanteurs/groupes préférés
Le dernier groupe Miles Davis