vendredi 2 décembre 2016
Sinsemilia - Toutes les rivers du monde
A l'occasion de cette grande fête du poker amateur, Sinsemilia -- dont le leader, Mike d'Inca, fait partie de la team "people" de Winamax -- a interprété à une salle de joueurs conquises (bien qu'impatients d'en découdre) leur tube Tout le bonheur du monde parodié à la sauce poker : Toutes les rivers du monde. Je pense que vous pouvez le retrouver sur ce lien Youtube, ou en googlisant ça sort...
J'ai vraiment adoré. Le texte est excellent, combinant des références très fines au jeu et à la culture poker française. Rien n'est à jeter et chaque vers est remplacé avantageusement par un équivalent pokéristique. Citons en passant : Que votre chemin évite les bombes qui devient Que vos poubelles deviennent des bombes, le fameux Si l'important, c'est pas les cartes, clin d'oeil à Patrick Bruel qui était à côté et à la première pub TV de Winamax, et bien sûr le très bon On est tous le fish de quelqu'un, à réutiliser sans modération à toutes les tables de poker.
Cependant, comme j'ai l'impression que cette parodie n'est pas nouvelle et que Sinsemilia la ressort dans quelques occasions, je ne peux m'empêcher d'apporter mon modeste grain de sel. Vous savez, cette petite proposition d'amélioration qui nous saute aux yeux, qui irait tellement bien dans le contexte et qu'on regrette de ne pas voir intégrer à l'oeuvre pour la rendre parfaite (rien que ça). J'en avais parlé sur mon article concernant une vanne dans Astérix en Corse (sans réponse à ce jour évidemment), et je retente ici.
En effet, un des rares vers qui reste inchangé est : Pour aujourd'hui comme pour demain. Certes, ça passe comme ça, mais j'ai tout de suite pensé à le traduire en langage poker, et il s'avère que ça fonctionnerait pas mal non plus et que la sonorité est au moins aussi bonne avec : Pour le day-two et le day-un. En plus, pour une étape qui se déroule sur deux jours, je trouve que ça l'aurait bien fait.
Allez, je vais envoyer ça à Mike sur Winamax, je suis sûr qu'il est plus accessible qu'Uderzo et les héritiers de Goscinny et peut-être que j'aurais une bonne surprise lors de leur prochaine interprétation !
Après une première tentative par mail sans succès, je vais tenter une seconde fois via un forum de poker et si ça ne fonctionne pas, j'arrête de mettre ça sur le compte de l’algorithme anti-spam et j'arrête de l'embêter...
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Bonjour Mike,
J'étais à l'étape parisienne du WiPT à La Villette et j'ai adoré votre revisite de Tout le bonheur du monde. J'en avais les larmes aux yeux ! Bon, en même temps, je suis un émotif, la version originale me rappelle de bons souvenirs et c'était mon premier tournoi live de poker... Le fait de saisir et apprécier toutes les références, ça fait un peu comme si on faisait partie d'une grande famille, tout ça...
Bref, j'ai écrit un petit billet sur mon blog à ce sujet (ici : http://external-memories.blogspot.fr/2016/12/sinsemilia-toutes-les-rivieres-du-monde.html ) car, en la refredonnant, je n'ai pu m'empêcher de penser à une petite proposition d'amélioration. C'est vraiment assez présomptueux de ma part mais tu sais (allez, je te tutoie si on fait partie de la même famille du poker), c'est cette petite chose qui nous saute aux yeux qui irait tellement bien dans le contexte et qu'on regrette de ne pas voir intégrer à l'œuvre pour la rendre vraiment parfaite (rien que ça)...
En fait, cela concerne un des rares vers qui reste inchangé par rapport à l'original : Pour aujourd'hui comme pour demain. Certes, ça passe comme ça, mais j'ai tout de suite pensé à le traduire en langage poker, et il s'avère que ça fonctionnerait pas mal non plus et que la sonorité est au moins aussi bonne avec : Pour le day-two et le day-un. En plus, pour une étape qui se déroule sur deux jours, je trouve que ça l'aurait bien fait.
J'espère avoir le plaisir de te recroiser autour d'une table de poker (enfin, sauf en 4-max si je tiens à ma bankroll)
Bonne journée,
mardi 22 novembre 2016
Gagner un concours de nouvelles III
Voici la suite du premier suivi d'un objectif de ma
liste de 100 choses à faire avant de mourir : Gagner
un concours de nouvelles
Depuis mai dernier (2016), j'ai notamment tenté de redonner vie à ma toute première
nouvelle. Je l'ai adapté au format et aux demandes de deux concours d'assez
grande renommée (dans le petit monde des concours amateurs), avec plutôt pas
mal de succès puisque j'ai à cette occasion réussi mon pari et remporté un des
deux concours. Ma nouvelle apparaitra en toute premier dans le joli recueil qui
sortira à l'occasion de la remise des prix (ici le discours préparé pour cette remise de prix). J'ai hâte de voir ça et de profiter
de la cérémonie, ma toute première, youhou !
Et cette même histoire, un peu adaptée, a également bien figuré dans le
second concours puisqu'elle a été qualifié dans les 70 demi-finalistes
sélectionné parmi 448 textes... Malheureusement, pas de finale ni de
publication : elle n'a pas été choisie pour figurer dans les 17 lauréats.
Puis, à peine une semaine après cette première victoire, une seconde bonne
nouvelle : je reçois un bon d'achat par la poste comme lot pour avoir été primé
1er dans un petit concours de nouvelles sur le thème de l'enfance. J'y avais présenté une nouvelle écrite un peu avant et qui par hasard correspond
parfaitement au thème. Deuxième victoire, mais malheureusement pas d'autre
publication que la lecture de la nouvelle dans le salon du livre associé au
concours (et auquel je n'ai pas participé faute d'avoir été prévenu de ma
sélection), mais c'est déjà ça et ça prouve que ce petit texte est aussi
apprécié !
Il me reste pour le moment deux autres chances puisque j'avais envoyé cette
même nouvelle dans un concours à thème libre et que j'ai écrit une autre petite
histoire sur le thème du débarquement que j'ai fait participé à un autre
concours dont les résultats devraient être dévoilés en février 2017. J'ai aussi tenté d'envoyer 4 textes à deux appels à textes de revue en ligne, trois ont été refusés dès la première lecture (par le seul lecteur j'ai l'impression), même si celle sur le thème du débarquement a été appréciée. Et on attend le verdict pour l'autre appel à texte également en février. Je mettrai
à jour à ce moment-là ! [Mise à jour d'avril : déception pour tous ces concours, aucun résultat favorable à se mettre sous la dent ici... J'ai retenté pour un concours à thème libre qui se terminera à la fin de l'année avec le même texte, mais pas succès non plus ici]
Gagner un tournoi de poker III
Nous sommes fin novembre et je suis à la tête d'une bankroll de 115 euros. Bon, d'accord, certains ont gagné un tournoi majeur après quelques mois de pratique, mais je ne suis pas pressé comme j'ai pu l'expliquer, et je ne veux pas dépenser des centaines d'euros pour participer à des tournois où je n'aurais pas le niveau pour espérer avoir de la chance pour performer...
Depuis juin donc, quel parcours ? On a d'abord continué à enchaîner les petits tournois et autres Sit&Go gratuits (5 centimes à la gagne...) jusqu'à une première "performance" : la victoire d'un miniroll à 10 centimes parmi 115 joueurs (2.22 euros de gain), ma première "vraie victoire", mais qui ne permet pas encore d'inscrire son nom au palmarès de Hendon Mob... J'étais tout de même hyper-content ! On poursuit fin juin avec deux bonus de dépôt pour 25 euros, plus l'utilisation de 5 tickets d'expresso à 1 euro chacun qui m'en rapportent 8, et me voici au 30 juin à la tête d'un capital de 42 euros !
On gratte tout le troisième trimestre pour monter à 62 euros, grâce notamment à quelques tickets glanés dans diverses promotions.
Puis, à la rentrée, je m'inscris dans une association de poker locale. Plein de tournois live sont organisés, ce qui constitue un mini-championnat grassement (de mon point de vue bien sûr) doté par divers sponsors. Cela m'a permis notamment de me qualifier pour l'étape live du WiPT de Paris La Villette, première expérience de tournoi massivement multi-joueurs en live, sans malheureusement décrocher le sésame du buy-in de 550 euros pour la finale, mais en raflant tout de même 15 euros de tickets dans les Sit&Go du dimanche (+ une place gratuite à un petit show de Sinsemilia)... Quelques jolies places sur des podiums des freerolls réservés au club ou des tournois à 2 euros du championnat interne expliquent la majorité de la progression de bankroll. Et enfin, tout récemment, ma plus belle victoire : 1er d'un tournoi à 25 centimes rassemblant 451 participants m'a apporté un peu plus de 22 euros.
L'objectif à présent, continuer à bien me classer dans les tournois internes (le freeroll va me donner quelques euros en ticket, le championnat interne online propose une finale en janvier dont je serai pour tenter de décrocher un sésame à 550 euros, le championnat live également (je suis assuré de jouer au moins la demi-finale en ligne avec mon classement lors du premier trimestre) et diverses autres manifestations devraient me permettre de continuer à améliorer mon jeu, monter la bankroll, augmenter progressivement de limite et tenter un gros coup qui me donnerait une première chance de figurer dans l'annuaire tant convoité.
A suivre...
lundi 1 août 2016
Répliques de Trois zéros
Bon, nous nous y attendions, mais pas grand-chose à retirer de ce divertissement un peu niais. La seule chose à noter pour ma part, deux citations drôles :
- À quelqu'un qui se ronge les ongles : "tu vas finir comme la Vénus de Milo".
- Il ne faut pas se fier aux apparences, sinon on aurait jamais mangé d'oursins.
mercredi 27 juillet 2016
Les galets de Saint-Emilion
Certaines rues (pentues) de la vieille ville de Saint-Emilion en Gironde sont pavées de petits galets ronds qu'on ne trouve pas dans la région. En effet, ceux-ci sont caractéristiques des côtes anglaises ! Mais que foutent ces galets anglais ici ?
Saint-Emilion, comme toute l'Aquitaine, a été sous la coupe de la couronne d'Angleterre durant de longs siècles au Moyen-Age. Et le commerce de vin battait son plein. Les bateaux emportaient donc des tonneaux pleins de vin bordelais vers l'Angleterre et revenaient à vide. Ou presque, car il était nécessaire de charger du lest dans les tonneaux pour équilibrer les bateaux. Quelque chose qui coûte le moins cher possible. Et pas question d'y loger quelque chose qui puisse donner du goût au vin ou altérer l'odeur des tonneaux comme l'aurait fait de l'eau de mer ou toute denrée périssable... Vous avez deviné la suite.
mardi 28 juin 2016
Lonely Planet : la Vendée
Ce guide est vraiment bien pour savoir ce qu'il y a à voir lorsqu'on est à un endroit précis, comme Saint-Gilles-Croix-de-Vie ou Saint-Hilaire-de-Riez par exemple (les Vendéens semblent apprécier les noms de villages concis et sobres). En revanche, à part se coltiner la lecture de toutes les descriptions détaillées, il n'est vraiment pas adapté pour choisir un endroit plutôt qu'un autre lorsqu'on n'a pas de programme précis (comme peut l'être le Michelin avec son système d'étoiles sur une carte générale par exemple).
Voilà, je ne sais pas si cette remarque s'applique à toute la collection et si elle a un quelconque intérêt pour la bonne marche du monde, mais moi je trouve que c'est important de le noter. Toc.
Le discours du frère du marié (qui est aussi témoin rappelons-le, alors ça marche aussi d'appeler ce billet : le discours du témoin du marié mais y'a plus la place donc bon...)
Retrouvé dans un brouillon qui allait partir à la poubelle, le discours que j'ai prononcé au mariage de mon petit frère Marcel (appelons-le ainsi, ça lui fera plaisir). Je me suis dit qu'il serait dommage de ne pas le mettre en mémoire externe.
[Le discours s'ouvre sur un slide sobrement intitulé : Le super discours du frère du marié qui est aussi le témoin alors ça fait deux raisons de faire un super discours]
Bonjour à tous, il est l'heure de l'animation intitulée : "Le super discours du frère du marié qui est aussi le témoin alors ça fait deux raisons de faire un super discours". Pour ceux qui ne l'avaient pas compris, je suis le frère du marié et son témoin. Les plus perspicaces d'entre vous auront même remarqué un très léger air de ressemblance même si aujourd'hui Marcel est légèrement plus beau que moi, ce qui n'est pas le cas d'habitude.
Quand je me suis dit que j'allais écrire un petit discours, je me suis posé pas mal de questions sur ce qu'il fallait dire et donc j'ai demandé à mon meilleur ami. Le voici, il s'appelle Google [1er slide avec un beau logo Google en grand].
Ah, vous trouvez déjà ça drôle ? Accrochez-vous bien alors parce que j'ai vraiment mis une super blague à la fin du discours, ça va vous plaire !
Google m'a répondu assez vite qu'il fallait sortir des dossiers sur le marié, dans le genre prévenir la mariée de ses petits défauts... Mais bon, honnêtement, je crois qu'Amandine le connaît bien maintenant l'animal et n'a pas besoin de moi pour découvrir son côté rageux par exemple, comme ici pour une sombre histoire d'oeufs de Pâques [slide Marcel colère à la chasse aux oeufs]
Tien, voilà ce que je vais faire. Je vais parler de l'enfance de Marcel et sortir de vieilles, de très vieilles photos [slide échographie], euh, non pas si vieux [slide bébé tout nu puis premier anniversaire]. Voila, un joli bébé joufflu et blondinet.
Et dans ma recherche d'images, ce qui m'a frappé, c'est que Marcel apparaît très vite comme un petit garçon très dégourdi, à l'aise dans toutes les situations, même les plus piquantes [Marcel à l'aise devant une ruche], les situations les plus gênantes [tranquille malgré un déguisement moisi de ramoneur au bouchon de liège ou ridicule en acrobate à la maternelle], ici, je pense qu'on aurait préférés être déguisés [en survêtement faits mains devant l'Arc de Triomphe] no comment, la classe à Panam'. Toujours le mot pour rire, même avec les anciens [tire la langue avec grand-parents solennels] ou dans des situations plus privées [Marcel et moi dans les toilettes, toujours très souriants et détendus]. Oui, on aimait être sûrs de ne manquer de rien dans ces moments-là [tous les deux avec le vélo surchargé aux toilettes], toujours très équipés...
Ah oui, et une petite dernière, la plus gênante, vous voulez voir Marcel sans culotte ? Vous voulez ? Bon voilà [déguisés en révolutionnaires]
En fouillant un peu, on remarque que Marcel a toujours également été un grand sportif : tir à l'arc, ping-pong dans gymnase olympique [étriqués dans le garage], kung-fu [bagarre sur la terrasse avec casques de vélo], rugby, regardez-moi ce petit coq...
Oui, ça présage du grand séducteur qu'il allait devenir, dès son plus jeune âge [papillonnant avec Aurélie S.], même si les méthodes étaient parfois un brin limites mais bon [chahutant dans la piscine], et puis beau-gosse [la pose avec lunettes de soleil et on distingue une photo d'Amandine dans la chambre], ah, mais vous voyez, il y a déjà Amandine ici, je n'ai donc déjà plus rien à lui apprendre...
Aahh... C'était cool d'évoquer rapidement des vieux souvenirs en votre compagnie et de voir ces vieilles photos, sur lesquelles vous l'avez sans doute constaté, Marcel était rarement seul, je n'en ai presque pas trouvé. C'est sûr qu'on se chamaillait pas mal bien sûr, mais ça me rappelle également combien nous étions complices. Tiens, le grand-père ne manquait pas de dire qu'on s'entendait comme deux larrons en foire et nous accusait de frouiller aux cartes. Ah pardon, pour ceux d'entre vous qui n'auraient pas fait Jurassien deuxième langue, frouiller ça veut dire tricher... Et oui, on frouillait papy, et pas qu'un peu. On avait même inventé une langue, une espèce de variante du javannais, qu'on est les seuls à comprendre. Si, je vous assure... Ben tient, ça tombe bien, j'ai un ou deux trucs à lui dire...
Safa vafa, trafankafil ? Cafool. Jafolafi mafariafage afen tafou cafa... Jafe vafoulafais tafe dafire kafe jafe t'afaime. Bafon, afet safinafon, Afa trafois, tafu vafa rafigafolafer, afokafai ? Afin, dafeu, trafois... [Marcel et moi rions de bon cœur, enfin en théorie...]
Ah là là, je ne vous avais pas menti, la meilleure blague était bien pour la fin... Profitez-bien, merci !