mercredi 11 septembre 2019
Prendre sa retraite
dimanche 3 février 2019
Checklist pour valise
Typiquement, ce qu'on aime trouver dans sa mémoire externe est la check-list ultime pour boucler sa valise et, enfin, ne plus jamais rien oublier...
La mienne était jusqu'à présent tranquillement dans les notes de mon téléphone... Mais pourquoi ne pas la partager ? Déjà elle sera sauvegardé à part, ce qui n'est pas plus mal et puis, qui sait, peut-être servira-t-elle un jour à quelqu'un qui, grâce à l'acte de partage altruiste et désintéressé que je suis en train de réaliser, n'oubliera pas les piles de son appareil photo... Et ça, c'est beau. La voici donc :
Slips
Chaussettes (ne riez pas, je les ai oublié pour des vacances d'une semaine de rando une fois... Je ne le conseille pas. Vraiment pas. C'est un peu comme une longue soirée raclette)
Chaussures
T-shirts
Short
Pantalons
Pulls
Pyjama
Chargeurs + multiprise / adaptateur
Appareil photo+piles
Passeport, billets, livrets de famille
Carte d'essence
Chaussons
Rasoir
Peigne
Coupe-ongles
Cure-oreilles (parce que oui, je n'utilise plus de coton-tiges depuis des années, ça mériterait un article d'ailleurs...)
Brosse à dents
Boules Quiès
Mouchoirs
Anti-histaminiques
Doliprane
Immodium
PO12
Papier toilettes
Bottes
Gants/bonnet
Maillot bain
K-Way/parapluie
Crème solaire
Lunettes de soleil
Casquette
Oreiller de voyage
Eau/encas pour le voyage
Oreiller
Lecture
Tablette
Écouteurs
Détecteur
Matériel de géologie
Numismatique (balance, aimant, œilleton)
Jumelles
Trucs pour la famille (cadeaux, jeux, poids)
Ventes eBay (dont celles des enfants)
Audio pour le voyage
Lumière automatique / volets
"Lessive"
Masques
Couper le micro-ondes, allumer la ventilation
Évidemment, à adapter selon les circonstances, on s'est bien compris... On a rarement besoin d'un bonnet en laine et d'un maillot de bain pour le même séjour.
lundi 31 décembre 2018
Patte de chat (compétence de prêtre niveau 13)
À l'occasion des fêtes de fin d'année, laissez-moi développer et expliciter. Enfin, je dis "laissez-moi", mais même si vous n'êtes pas d'accord, ce sont mes mémoires externes, j'y écris bien ce que je veux. Et si je prétends profiter des fêtes de fin d'année pour développer ce point, ça vous plaît, ça ne vous plaît pas, on va y aller quand même, hein ? D'ailleurs, j'entends d'ici une autre remarque, qui se croit plus maligne, lentement s'élever, sûre de sa supériorité, pour surpasser la simple opposition au développement ci-dessus annoncé... Elle s'exprime ainsi : "oui, euh, tout ça, euh... D'abord, c'est quoi le rapport entre les fêtes, euh, le fait de rattraper un truc qui tombe, euh, et le titre du billet, tout ça ! Pan !" Ce à quoi, toujours maître chez moi et dans mes mémoires aussi externes soient-elles, je réponds derechef : "Petit un, chère remarque, ta tentative d'imitation de Coluche est aussi grotesque qu'inappropriée à l'écrit. Paf ! Et de petit deux, on y arrive."
Il serait temps me direz-vous. Certes, mais si vous voulez vraiment qu'on y arrive, va falloir un peu fermer votre gueule que je puisse avancer. Ouais... Complètement, ah bon...
Reprenons, à l'occasion des fêtes de fin d'année, en visite familiale, voici-t-y pas que mon frère Marcel, dont nous avons déjà parlé notamment à l'occasion de son mariage, exécute avec brio ce geste jubilatoire (il me semble sur un bouchon de biberon qui s'échappait de la table du salon et se dirigeait tranquillou vers le carrelage avec l'insouciance que procure à tout objet qui choit la certitude qu'aucune force ne surpasse celle de la pesanteur). Et, juste après avoir arraché en une fraction de seconde l'insouciant objet à ses confortables 9.81 m.s-2 d'accélération verticale, il salue son exploit d'une remarque tout à fait appropriée : "Patte de chat, compétence de prêtre niveau 13"... Bim, un bon kiff de fait. Le veinard. Ça fait bien quelques mois que ça ne m'est pas arrivé. Je m'en souviens encore, un stylo cylindrique qui roule jusqu'au bord du bureau, en tombe, et que j'ai parfaitement récupéré par le haut, en propulsant ma main vers bas plus rapidement que sa chute, et en le saisissant d'un geste alerte et sûr assez comparable à celui qu'on emploie pour attraper les mouches. Sensation de toute-puissance, de maîtrise de son corps et des éléments, de lecture parfaite des trajectoires... On est un peu Néo dans Matrix, ou un guerrier Jedi.
Et la patte de chat dans tout ça ? Il est nécessaire de fouiller dans les tréfonds de Google pour obtenir la réponse. Et je salue bien bas tout lecteur qui aurait saisi spontanément, car je crois que la référence est vraiment obscure. Après diverses recherches, on obtient en effet ce lien tout à fait extraordinaire : https://docplayer.fr/55622198-Les-terres-de-legende.html dans lequel les règles d'un vieux jeu de rôle, tout à fait complet et fascinant, sont reprises, agrémentées d'une partie des illustrations d'époque... Nous avons passé des centaines d'heures à jouer les scénarios, imaginer des mondes et des aventures pour nos héros virtuels : Périem le noble chevalier, Maëlstrom le magicien, un barbare dont je ne peux révéler le nom sans compromettre l'identité d'une célébrité de ce blog, Kandji le prêtre et Kandjadar le seigneur de guerre, etc. Le tout bénéficiant d'un suivi informatisé (fait maison, mes premiers pas sur Excel...) des progressions de compétence et d'équipement avec une petite dose de mauvaise foi qui en faisaient de fait des demi-dieux immortels et surpuissants. Et on y retrouve en page 264 la description de la compétence suivante, théoriquement réservée à la classe des seigneurs de guerre mais que nous avions autorisée à notre prêtre au prix sans doute d'une petite adaptation des règles...
Patte de chat
Ce talent permet de détourner ou d'attraper en plein vol les flèches. Cette action nécessite une concentration absolue et le seigneur de la guerre ne peut y avoir recours en plein combat ou s'il possède des sortilèges en action. Il oppose sa Parade à l'Attaque de l'archer comme s'il s'agissait d'un affrontement au corps à corps, si ce n'est qu'il est tenu compte des modifications dues à la distance, la lumière, etc. (voir le chapitre « Règles des Combats » du Livre des Règles). Le seigneur de la guerre répartit son total de Parade, s'il est la cible de plusieurs flèches en un seul Assaut. Le seigneur de la guerre ne peut exercer ce talent que s'il voit le missile partir. La vitesse de cette intervention permet d'arrêter tous les projectiles à l'exception des carreaux d'arbalète.
mardi 20 novembre 2018
De l'écologie de voyager en bateau
Ça en a l'air, mais ça n'en a pas la chanson comme dirait maman. Ci-joint un article du Canard enchaîné éloquent, à garder sous le coude et citer au bon moment pour démolir leur argumentaire de présupposés bidons et leur bonne conscience suintante d'individualisme refoulé qu'ils ont l'impudeur de brandir en étendard moralisateur à l'encontre du premier consommateur d'entrecôtes croisé.
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| Le chiffre choc à ressortir au milieu des noix de cajou : en terme de SOx, NO² et particules, un gros navire équivaut à un million de voitures ! |
vendredi 16 novembre 2018
Je suis trader
mercredi 14 novembre 2018
Connaître 100 poèmes par coeur
Il y a pas mal de chansons, c'est tout de même plus simple à retenir, mais on se limitera aux textes un minimum littéraires...
- La cigale et la fourmi, 1668, Jean de la Fontaine (22)
- Le corbeau et le renard, 1668, Jean de la Fontaine (20)
- Quand vous serez bien vieille, 1578, Pierre de Ronsard (14)
- Heureux qui comme Ulysse, 1558, Joachim du Bellay (14)
- La Marseillaise [couplets I, VI, refrain], 1792, Rouget de Lisle (21)
- Je vous salue Marie (7)
- Surate al-fathia (en arabe) (7)
- Les animaux malades de la peste, 1678, Jean de la Fontaine (64)
- Les Champs-Élysées, 1969, Gérard Contet (15)
- L'Aigle Noir, 1970, Barbara (37)
- Ne me quitte pas, 1959, Jacques Brel (30)
- Chanson d'automne, 1866, Paul Verlaine (18 vers courts qu'on comptera pour 6...)
- Je suis venu te dire que je m'en vais, 1973, Serge Gainsbourg (18)
- Chanson d'automne, 1853, Victor Hugo (20)
- Le loup et l'agneau, 1668, Jean de la Fontaine (30)
- Notre-Père (9, allez, même 10 parce qu'on connait les deux versions)
- Poème à Lou, 1914, Guillaume Apollinaire (14)
- Quatrain mnémotechnique de π, Anonyme (4)
- Horace - Tirade de Camille (IV,5), 1640, Pierre Corneille (22)
- God save the queen (hymne du Royaume-Uni, en anglais) [1er couplet] (7)
- Le Chanteur, 1978, Daniel Balavoine (35)
- Fotsiny, 1974, Georges Andriamanantena dit Rado (en malgache) (18)
- En hiver la terre pleure, 1855, Victor Hugo (16)
- Le coq et la perle, 1668, Jean de la Fontaine (12)
- La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, 1668, Jean de la Fontaine (14)
- Les deux mulets, 1668, Jean de la Fontaine (19)
- Le nénuphar, 1996, Sophie L. (4)
- L'albatros, 1859, Charles Baudelaire (16)
- Les conquérants, 1893, José-Maria de Heredia (14)
- Sous le pont Mirabeau, 1912, Guillaume Apollinaire (14)
- Fratelli d'Italia (en italien) [1er couplet et refrain], 1847, Goffredo Mameli (11)
- Le cancre, 1946, Jacques Prévert (17)
- Vice et versa, 1992, Les Inconnus (34)
- Koullouna lil watan, 1925, (hymne libanais, en arabe) (18)
- Ireland's call, 1995, (hymne de l'équipe d'Irlande de rugby, en anglais) (15)
- Bajo la lluvia, 1919, Juana de Ibarbourou (en espagnol) (26)
- Le Misanthrope - Tirade d'Alceste (I,1), 1666, Molière (27)
- Le cimetière marin, 1920, Paul Valéry (144)
- Demain, dès l'aube, 1847, Victor Hugo (12)
- The Star-Spangled Banner, 1814, (hymne des États-Unis, en anglais) (8)
- Flower of Scotland (I,III), 1967, (hymne écossais, en anglais) (18)
- Le dormeur du val, 1870, Arthur Rimbaud (14)
- Le lièvre et la tortue, 1668, Jean de la Fontaine (35)
- Le cri, 1871, Louise Ackermann (52)
- Cyrano de Bergerac - Tirade des nez (I,4), 1897, Edmond Rostand (56)
- Le Chant des Partisans, 1943, Joseph Kessel - Maurice Druon (16)
- Le renard et le bouc, 1668, Jean de la Fontaine (31)
- Tant que mes yeux, 1555, Louise Labé (14)
- Le lion et le rat, 1668, Jean de la Fontaine (18)
- Le rat des villes et le rat des champs, 1668, Jean de la Fontaine (28)
- Le renard et les raisins, 1668, Jean de la Fontaine (8)
- Le renard et la cigogne, 1668, Jean de la Fontaine (28)
- Die Loreley, 1824, Heinrich Heine (en allemand) (24)
vendredi 9 novembre 2018
Une autre lettre ouverte à Albert Uderzo
Pourtant, j'avais toujours cette image issue de mon album préféré, La Zizanie, qui traînait dans mes archives, mais je n'avais jamais pris la peine d'écrire quoi que ce soit à ce sujet, convaincu que la politique ultra-restrictive des Editions Albert et René ne laissaient aucune chance à mon initiative (voir la fin de l'article précédent pour plus de détails).
Bon, mon analyse n'a malheureusement pas changé, mais une très récente publication d'un autre monument de la BD belge a particulièrement attiré mon attention. C'est une réplique qu'on trouve dans le tout dernier Lucky Luke, Un cow-boy à Paris, par Achdé au dessin et Jul au scénario.
Je m'explique.
La planche d'Astérix attirait deux remarques. La première parfaitement formelle et superficielle à propos d'une petite erreur de colorisation. On s'aperçoit en effet que la cape de Brutus varie du bleu au rouge au fil des cases. Bon, rien de bien grave, d'autant plus qu'il me semble avoir lu une édition plus récente où le bug est corrigé. La seconde est plus intéressante : il s'agissait de suggérer une modification dans la réplique de César, remplaçant "Ils ont une potion magique qui les rend invincibles. Et range ce poignard, tu vas te faire mal, imbécile !" par "(...) Et range ce poignard, tu vas finir par tuer quelqu'un, imbécile !", en clin d’œil à la suite de l'Histoire, un grand classique des jeux de mots de Goscinny, qui ferait de plus parfaitement écho au "Et toi aussi, mon fils." de la bulle précédente.
Vous imaginez donc que j'ai été très amusé de retrouver exactement le même genre de référence historique dans cette réplique de l'épicier à Verlaine concernant l'utilisation d'une arme à feu par Rimbaud (qui, dans la vraie vie, sera blessé par balle par Verlaine lors d'une querelle amoureuse)... Bon, en vrai, Rimbaud est blessé en 1873 alors que l'assemblage à Paris de la Statue de la Liberté (le thème de l'album) a eu lieu de 1881 à 1884, mais bon, on peut pardonner ce léger anachronisme...
Alors chers amis de chez Albert et René, plutôt que de laisser la primeur de ce jeu de mots à Lucky Luke, ne croyez vous pas qu'il faudrait rendre à César ce qui lui appartient et améliorer ainsi la prochaine édition de La Zizanie ? Si vous l'avez fait pour la couleur de la cape, on peut bien le faire pour quelques mots dans une bulle, non ?


